Découvrez comment le SSI Bosnie-Herzégovine, Vasa prava BiH-Réseau d’aide juridique, défend le droit d’accès à la justice pour les mineurs non accompagnés demandeurs d’asile.
Lorsqu’Aidan, âgé de 14 ans, est arrivé en Bosnie-Herzégovine après des mois de voyage depuis l’Afghanistan, il ne possédait aucun document — seulement un petit morceau de papier avec le numéro de téléphone de sa mère et la promesse que quelqu’un l’aiderait à poursuivre son voyage. Au lieu de cela, Aidan s’est retrouvé seul et effrayé dans un centre d’accueil temporaire.
Au début, il ne savait pas qu’il avait le droit de demander l’asile ni que quelqu’un pouvait le représenter. C’est lors d’une des visites sur le terrain de Vaša Prava BiH, dans le cadre de leurs actions régulières auprès des mineurs non accompagnés, qu’un conseiller juridique a rencontré Aidan. Il lui a expliqué, dans un langage simple, qu’il avait des droits : le droit à la protection, à l’éducation et à exprimer son propre avis. Un médiateur culturel a assuré la traduction, et un travailleur social a rapidement aidé à désigner un tuteur légal.
Avec son tuteur et un avocat de Vaša Prava BiH, Aidan a suivi la procédure d’asile. Cette fois, son histoire a été écoutée attentivement, dans une salle d’entretien adaptée aux enfants. L’équipe juridique a veillé à ce que ses intérêts supérieurs soient respectés, et un soutien psychologique a été assuré par une organisation partenaire.
Consciente des risques auxquels sont exposés les mineurs non accompagnés, notamment la menace des trafiquants et des passeurs, Vaša Prava BiH a collaboré avec des organisations de la région ainsi qu’avec plusieurs partenaires basés dans l’UE pour retrouver les parents d’Aidan et vérifier ses liens familiaux. Grâce à cet effort conjoint, ils ont confirmé que les parents d’Aidan étaient en vie et cherchaient à entrer en contact avec lui. Cette approche coordonnée a également garanti sa protection juridique complète, évitant toute exploitation potentielle et permettant aux autorités d’établir son identité et sa nationalité en toute sécurité.
Quelques mois plus tard, Aidan a obtenu une protection subsidiaire, ce qui lui a permis de s’inscrire à l’école et de suivre des cours de langue. Il vit désormais dans un environnement sûr, apprend le bosnien et l’anglais, et rêve de devenir lui-même traducteur afin d’aider d’autres enfants à comprendre ce qu’il ne pouvait autrefois pas saisir.
