Source: SSI Liban, Himaya
Avec le soutien de l’Agence Suisse pour le Développement et la Coopération (SDC), et grâce aux interventions de himaya dans le cadre du programme visant à améliorer le bien-être des enfants libanais et réfugiés en facilitant leur accès aux services de protection et au système judiciaire, l’histoire de Wael est devenue un témoignage de résilience et de transformation
À seulement 15 ans, Wael avait déjà connu une vie marquée par la difficulté et la survie. Réfugié syrien vivant dans la région de la Békaa avec ses parents et ses trois frères et sœurs,
sa colère d’adolescent traduisait, à bien des égards, un appel à l’aide. La famille était dépassée, et Wael semblait sombrer.
Lorsque son cas a été orienté vers himaya, la situation était critique. Son niveau de risque a été évalué comme élevé. L’équipe de gestion de cas a rapidement mis en place un plan de protection. Un accompagnement psychologique a été initié pour aider Wael à gérer ses émotions et à développer des mécanismes d’adaptation plus sains. Il a été inscrit à des séances de soutien psychosocial ciblées et a participé à des sessions de sensibilisation sur les droits et responsabilités des mineurs en vertu de la Loi 422.When he was referred to himaya, the situation was critical. His risk level was assessed as high. The case management team moved quickly to establish a protection plan. Psychological support was initiated to help Wael process his emotions and develop healthier coping mechanisms. He was enrolled in focused psychosocial support group sessions and participated in awareness sessions on juvenile rights and responsibilities under Law 422.
Sa mère a, parallèlement, suivi des séances de parentalité positive, et toute la famille a été orientée vers un centre de santé local pour un suivi. Consciente de la nécessité d’assurer une stabilité financière, l’équipe a également apporté un soutien économique à la famille, qui a servi à lancer un projet domestique de conservation alimentaire dirigé par la mère de Wael. Ce petit projet a redonné un sentiment de routine et d’espoir au foyer.
Au fil des semaines, Wael a commencé à s’impliquer progressivement. Il s’est éloigné du groupe de pairs qui l’avait auparavant influencé négativement. Il rentrait désormais régulièrement à la maison, réduisait sa consommation de cigarettes et arrêtait de boire des boissons énergétiques. Pour la première fois depuis des années, aucun nouvel incident de vol n’a été signalé. Sa relation avec sa mère a commencé à se réparer, et il a montré des signes de reconnexion émotionnelle avec sa famille. Grâce au soutien du psychologue et des travailleurs sociaux, ses interactions avec ses frères et sœurs sont devenues plus positives et constantes. Il ne réagissait plus seulement : il commençait à réfléchir, à se soucier des autres.
Les personnes les plus proches de Wael ont remarqué un changement clair, non seulement dans son comportement, mais aussi dans sa perception de lui-même. Il participait davantage aux séances, se montrait plus réceptif aux conseils et plus optimiste quant à son avenir. Son travailleur social a raconté un moment où Wael est resté après une séance, non pas parce qu’il y était obligé, mais parce qu’il voulait parler. De petits moments comme celui-ci ont marqué le début de quelque chose de nouveau.
Bien que le chemin soit encore long, les progrès réalisés en seulement quelques mois ont été remarquables. Il ne se voyait plus à travers le prisme de l’échec et du conflit.
Bien que le chemin soit encore long, les progrès réalisés en seulement quelques mois ont été remarquables. Il ne se voyait plus à travers le prisme de l’échec et du conflit.Aujourd’hui, Wael se reconnecte avec sa famille, fait des choix plus sains et se perçoit différemment — non plus comme un garçon en difficulté, mais comme une personne capable de changement.
Source: SSI Liban, Himaya
